« Soufenir-Disk » - Fanfar des Bozarts (Strasbourg)
Studio JD - Série Standard 171D-380019 - Microsillon 17cm, 33T - 1965

Publication Auteur
Août 2018
Pierre-Edouard CALONI
dit " Calo "

Voilà un disque dont j'ignorais l'existence il y a encore quelques mois. J'ajouterai que bon nombre ignorait même l'existence d'une fanfare à Strasbourg dans les années 60 tant il semble qu'elle n'ait pas beaucoup joué en dehors de l'Alsace. Même, Véronique FLANET(1), malgré son infatigable quête d'informations sur les fanfares aussi bien de Paris que de province (pardon, aujourd'hui, on dit "en région"), n'a eu d'information sur l'existence même de cette fanfare, à croire que cette dernière se cachait.

Il aura fallu le hasard et la lecture du livre d'Anne-Marie CHATELET et Frank STORNE(2) pour qu'au détour de cette histoire de l'enseignement de l'architecture à Strasbourg(3) se glisse l'illustration de ce disque, illustration fournie par Bob FLECK(4) qui a collaboré à l'édition de ce livre. Depuis, les mémoires se réveillent et Arbousset (Fanfare Aimé VISCONTI) m’écrit :

"Concernant la fanfare de Strasbourg, l'atelier Lamache comptait parmi ses élèves plusieurs alsaciens, qui nous ont fait connaitre cette formation, lors de pince-fesses Rue Visconti, où elle s'est produite une fois ou deux. Autant qu'il m'en souvienne, cette fanfare m'avait beaucoup plu, notamment dans son répertoire folklorique."


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Recto de la pochette.


Écrivant à Bob FLECK pour lui demander quelques renseignements sur cette fanfare et ce disque, celui-ci me répondit :

" ... je reste clarinette bée de votre ignorance de cette célébrissime fanfare de l’École d’Architecture de Strasbourg… hé oui, il existe effectivement un SOUFENIR-DISK de cet ensemble sorti en 1965 année de mon entrée à l’école et immédiatement enrôlé dans la fanfare qui s’est maintenu tant bien que mal jusqu’en 1976...."
Je passais pour un ignorant ! J'ai rencontré Bob FLECK, lors d'un de ses passages à Paris et il a eu la gentillesse de me remettre ce disque ainsi qu'un certain nombre de documents.

Un peu d’histoire… La fanfare des Beaux-Arts de Strasbourg appelée d'abord FANFAR DES BOZARTS(5), puis visiblement après 1966, FANFAR BOZAR, est apparue dans les années 50.


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1958 - La Fanfare de Strasbourg ramène en musique l'effigie promotionnelle de Yul BRYNNER "empruntée" quelques jours auparavant devant un cinéma

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1959 - La Fanfare de Strasbourg devant le Palais Universitaire


Serge BICKING, chef de la Fanfar des Bozarts raconte :

« Le siècle avait un an, On s’amusait pour un oui, pour un non Tout était plaisir, facilité, ivresse, …va essayer d’évoquer pour vous cette merveilleuse époque, la « Belle Époque »

Ainsi était dit sur le vinyl 33 tours de Léon MALAQUAIS. Cela résume l’esprit et l’ambiance des fanfares et perdure encore pour les fanfares estudiantines.

Je fus élu chef de fanfare d’une façon collégiale, avec un vote de la « masse » après la démission de mon prédécesseur Barthel ceci immédiatement après avoir été reçu à l’Admission à L’ENSBA, en juillet 1961 ; je le restais jusqu’en avril 1967, date de mon départ à l’Armée.
Chaque élève pouvait devenir participant de la « fanfar des bozarts », doué en musique, nul en musique, nul en solfège. L’essentiel était d’émettre un son, un bruit avec un instrument quelconque. Bien sûr beaucoup d’entre nous savaient jouer d’un instrument ; pour ma part j’appris sur le tas.
Les instruments étaient nombreux, mais surtout à vent : trompette, cornet, bugle, clairon, trombone, saxophone, clarinette, basse, baryton, hélicon, grosse caisse, caisse claire, triangle, cymbale…Le tout pour un sacré raffut. Les instruments n’étaient pas de toute jeunesse, cabossés ils faisaient plus d’effet. Pourtant ils étaient régulièrement vérifiés, réparés, remplacés, l’argent de la « masse » y pourvoyait.
Un costume était indispensable pour les sorties. Pas de performance en milieu extérieur, sans melon, gibus ou haut de forme, un maillot de marin rayé et une veste de redingote (le pantalon était un pantalon ordinaire).
Chaque musicien se devait aussi d’avoir un casque de pompier ; certaines sorties se faisaient coiffer de ce type de couvre-chef. Le Pompier n’était pas seulement l’hymne de l’École mais la chanson au son de laquelle toute l’assistance se mettait debout pour entonner cette chanson faisant partie du bréviaire des chansons paillardes « on dit quelquefois au village qu’un casque çà sert à rien du tout…çà sert à donner du courage à ceux qui n’en ont pas du tout », si tôt jouées les premières notes.
Le répertoire était multiple, varié, parfois insolite allant des morceaux de la « fanfare Léon MALAQUAIS » ou « Octave CALLOT », aux chansons paillardes et à boire, en passant par des morceaux alsaciens revisités, des airs de fanfare et même des chansons à la mode du moment remaniées, par exemple : Schnokeloch, Le petit Sacquin, Les c… de mon grand-père, Plaisir d’Amour, Le Pompier, Viens Poupoule….

En 1964 l’École subit des transformations (bien utiles !) et une partie du sous-sol fut confié aux élèves et devint bar et local de répétition (les élèves n’ayant pas jugé nécessaire d’avoir la jouissance d’un local à des fins plus studieuses !!!). Les répétitions avaient lieu généralement pour les uns après leur journée de travail, pour les autres après les cours ou rendus. Et c’est là que l’envie de jouer était la plus forte pour évacuer le stress accumulé par des heures, voire des jours et des nuits de travail pour rendre sa copie. Les patrons faisaient bien souvent partie de ces sorties.
La « fanfar » était bien connue des Strasbourgeois et des restaurateurs. Après les répétitions ou les « rendus » il était fréquent que les élèves musiciens ou pas se rendent dans un restaurant ou winstub où ils jouaient après s’être ravitaillés (car les rendus donnaient faim et soif !). Dans ces cas-là, même si la sortie se transformait en défoulement, toute cette horde joyeuse était bien accueillie par les clients et le patron de l’établissement et nombreux étaient ceux qui « payaient à boire ». Cela se passait ainsi à de rares exceptions près ; alors c’était la verbalisation et des amendes à payer à la Gendarmerie, car des plaintes « pour tapage nocturne » avaient été déposées. Une autre fois tout le groupe eut à se barricader dans une Auberge de Jeunesse devant les assauts d’un groupe de membres d’OAS, mémoire sombre de l’Histoire de France.
La « fanfar » de par sa notoriété était invitée à des manifestations diverses : bals estudiantins organisés par l’École de Médecine, fête du foyer des étudiants catholiques, rendu du « Rougevin » à Paris, émission de FR3, congrès des syndicats d’architectes, plusieurs carnavals strasbourgeois gigantesque, où l’École avait d’ailleurs son char, mariages des copains élèves-architectes. Tous les étudiants se faisaient d’ailleurs un plaisir d’organiser des intrusions spectaculaires, « fanfar » en tête, dans des manifestations comme défilé de mode, présentation ou sortie de film et même dans les appartements privés du Palais du Grand Duché du Luxembourg, à l’occasion d’un Congrès à Metz. Pour ce genre d’événement soit c’était la débrouille pour payer les frais, soit les associations payaient. En ce qui concerne les architectes : ceux en exercice à ce moment-là vivaient de toute façon une époque bénie et se chargeaient de régler toutes les factures, voyage, hôtel, repas. Toute l’École se déplaçaient et bien souvent copines et épouses faisaient partie de la fête. Dès que la « fanfar » jouait c’était une incitation au bal et la manière de danser était tout aussi libre et colorée que la musique, valses, tango, java…

Il y avait peu d’interdits à cette époque, jamais d’expression de racisme et une grande permissivité et tolérance, tout autant à Strasbourg qu’à Paris.

L’effet du groupe dégageait une grande force et la timidité de chacun était anéantie par cet effet. Le but de la fanfar n’était pas d’enchanter les mélomanes...
... Vers les années 67 de nombreux « nouvôs » arrivèrent à l’École ; ils créeront « la fanfar des nouvôs » qui prit la relève. Ces années de fêtes m’ont laissé nostalgique.
Il m’arrive d’écouter, les larmes aux yeux, une fanfare estudiantine se produisant dans des lieux publics de grande audience. Ainsi il m’est arrivé d’écouter des fanfares à Lyon, place Belcour, à Paris sur le parvis Beaubourg, à Arles lors des feria…"


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1961 - La Fanfare de Strasbourg au Carnaval de Strasbourg, costumé en un long monstre du Loch Ness

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1965 - La Fanfare de Strasbourg en avant-première d'une représentation de Jour de Fête de Jacques TATI
(La Fanfare Malaquais ne fut donc pas la seule à fréquenter Jacques TATI qui reprit donc l'idée pour sa représentation à Strasbourg...)


Revenons au disque... Le recto de la pochette ci-dessus ne comprend aucun titre mais seulement un dessin caricature des membres de la fanfare. Ce dessin a été réalisé par Roger JOST(6) , élève à l'École et proche de la fanfare. On y reconnait notamment :


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Pochette annotée

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Dessin préparatoire pour la pochette du disque par Roger JOST

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Verso de la pochette


Le verso de la pochette fait mention du nom du disque, SOUFENIR DISK, mais pas du nom réel de la fanfare, Fanfar des Bozarts, nom qui apparait en revanche sur le macaron du disque. On notera la liste des morceaux dont nous reparlerons plus bas et cette très belle phrase en exergue, définissant l'infinie qualité de la musique de cette fanfare :

"On a fait un braille pour les aveugles, il fallait une musique pour les sourds"


Cette magnifique devise est signée G.S. pour Gérard SACQUIN, patron d'atelier à l'École(7) jusqu'en 1968, à moins que ce soit Gérard STOCHOPF, alors directeur de l'École de Strasbourg. Ayant connu personnellement Gérard SACQUIN, je dirais que cet humour lui ressemblait bien.

FACE A FACE B
  • Le Petit Sacquin
  • Les c…… de mon Grand'Père (solo)
  • La Petite Charlotte
  • Plaisir d'Amour (twist)
  • Le Pompier
  • Schnockeloch
  • Charele, Charele
  • D'Mame Geht D'm Papa met d'r Wecksberscht Noch
  • Lautenbach
  • D'r Pape isch Soldat

Le répertoire de ce disque est caractéristique de celui des fanfares de l'École en général avec des adaptations particulières d'une part et régionales d'autre part.
Le Petit Sacquin est un morceau présenté comme une création de la fanfare. On retrouve l'inspiration des polkas et marches jouées par les fanfares de cette période. Le titre du morceau est un clin d'œil au patron, Gérard SACQUIN, qui était très apprécié par les élèves en général et la fanfare en particulier. Visiblement, il aimait participer aux sorties.

La Petite Charlotte et Plaisir d'Amour se retrouvent eux-aussi dans les morceaux des fanfares des années 60.
Le Pompier, bien-sûr, hymne de l'École, avec une interprétation assez martiale, on aurait dit "teutonne". Une version instrumentale non chantée et assez libérée de la partition originale.
Notons que la Fanfar Des Bozarts étaient très attachée au Pompier, chaque fanfariste se devant d'avoir son casque de pompier :

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La Fanfar en 1966, coiffée du casque de pompier
De gauche à droite : Michel WITZ, Jacques ERNEST, ?,?, Serge BICKING, Jean-Marc WALKER, Albert MEHL, Etienne DURING, Bob FLECK, Olivier CALLOT.


La seconde face revêt un caractère plus régional avec Schnockeloch (localité proche de Strasbourg que l'on peut traduire littéralement "trou des moustiques") et Lautenbach qui sont des morceaux traditionnels alsaciens connus. Charele, Charele est une chanson alsacienne qui dit "Charele (diminutif de Charles), maintenant ça va commencer". Au dire de mes interlocuteurs, il s'agissait de tourner Charles De Gaulle en dérision. D'Mame Geht D'm Papa met d'r Wecksberscht Noch se traduit par "la mère poursuit le père avec la brosse à cirer" ! (Cela coule de source, nous voyons cela tous les jours...) De même D'r Pape isch Soldat signifie évidemment "le père est soldat".

Musicalement, la fanfare ne joue pas la pompe à la manière des Malaquais et son interprétation bien qu'assez enlevée se rapproche plus des fanfares traditionnelles françaises. On notera tout de même une utilisation régulière et appuyée du sifflet à roulettes et de la poire.

Le disque, avant d'entamer Le Petit Sacquin commence par un magnifique et pompeux commentaire lyrique attribuée à Reisser, avec en introduction une locution ni latine, ni alsacienne, dont je n'ai trouvé aucune traduction ou signification, puis :

"...La musique, pieuvre anémiée, git pantelante sur la plage stérile d'un académisme vitrifié.
Notre temps, épuisé, se meurt, crépuscule d'une expression éteinte, la nuit dodécaphonique déverse le mièvre à la tête des compositeurs schizophrènes.
Foin des complications hermétiques, nous avons décidé de réduire à néant les troubles semences du lyrisme musical contemporain.
Il faut oser.
Festins de cuivres, orgies de percussions, magnifiques porte-voix du hoquet roteux, les basses à vent ont les langueurs sereines d'une persévérante digestion cacophonique.
Il faut oser.
Franchissons l'étroitesse des sens pour pénétrer une nouvelle dimension des sons. "Le beau est à peine audible" disait Sacquin en mai 24..."
La fanfare avait un personnel relativement important et il est difficile de savoir qui était sur le disque. Nous devons cette liste à Serge BICKING. Apparaissent en caractères gras ceux qui étaient sur le disque de manière certaine :

D'après Lecrevisse, cette fanfare était composée essentiellement de nouvôs de la rentrée 63 :

Cornets / Trompettes : Serge BICKING, Marc WALKER, Gwinner, Chevalier, Siegler, Barthel,
Bugles / Trompettes : Gérard, Amstoutz,
Saxophone : Herrenschmitt,
Clarinette : Amstoutz,
Violon : Maechler,

Trombones : Etienne DURING, Jaeglé, Levy, Cohen, Treiber, Jungmann,
Basses : Kocher, Bacharyar,
Baryton : Gérard, Claude SPOHR, Barthel, Knecht,
Hélicon / Contrebasse : Guy HEMBOLD,

Triangle / Sifflet : Kimmenauer,
Caisse claire : Hilbert, Meyer, Prevost, Maechler,
Grosse caisse : Albert MEHL.



Le disque sort donc en 1965, sous la référence 171 D 380 019, Sérié standard du Studio JD, c’est un microsillon de 17cm, 33 tours et a été édité en un nombre limité d'exemplaires.

La fanfare perdurera le temps d'une génération d'étudiants avec notamment un certain Olivier Callot à la basse… (rien à voir avec Octave, lui, c'est son vrai nom !)
Ce disque était vendu en souscription :


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Réclame pour la souscription du disque à adresser à la masse de l'Atelier.


Ce disque n'a jamais été réédité.

Nous vous laissons ci-après l'opportunité de l'écouter sur ce lien.

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1964 - La Fanfare de Strasbourg au Carnaval de Strasbourg



Notes :

(1) "La Belle Histoire des Fanfares des Beaux-Arts, 1948-1968", Véronique FLANNET - Edition L'Harmattan. (retour)

(2) "Des Beaux-Arts à l'Université. Enseigner à Strasbourg, Volume 1", Anne-Marie CHATELET, Franck STORNE avec la collaboration d'Amandine DIENER et Bob FLECK - Edition Recherches / ENSA Strasbourg (retour)

(3) L'Unité Pédagogique d'Architecture de Strasbourg (U.P.A. de Strasbourg). A sa création en 1921, l’école régionale d’Architecture de Strasbourg s’implante en 1922 dans l’aile sud du Palais du Rhin, dans la Neustadt, place de la République. L’U.P.A. de Strasbourg est créée à partir du décret 6 décembre 1968. En 1986, l’U.P.A. de Strasbourg prendra le nom de l’École d’Architecture de Strasbourg. En 1987 celle-ci s’implante dans le centre-ville, 8 boulevard du Président Wilson, dans les locaux d’un ancien concessionnaire automobile, ce qui lui vaut son surnom de « garage ». (Guy CLAPOT et Michel MORETTI, architectes de l’aménagement). En 2013, l’école inaugure à la même adresse une nouvelle extension dans un bâtiment dit « la fabrique » édifié par l’architecte Marc MIMRAM.
Se reporter à l'article ENSBA-ENSA - Genèse et évolution de l'enseignement et des lieux d'enseignement (retour)

(4) Bob FLECK est rentré à l'École Régionale Supérieure des Beaux-Arts de Strasbourg en 1965, année de l'enregistrement de ce disque auquel il n'a donc pas participé. Rentré tout de suite dans la fanfare, il y joue de la clarinette et participe à la fanfare jusqu'à la fin de cette dernière en 1976. Devenu photographe, il intègre plus tard l'École d'Architecte de Strasbourg pour laquelle il est responsable de l'atelier de photographie jusqu'à son départ en retraite en 2011. Véritable archiviste et historien de l'École, il y photographie tous les diplômes, les travaux de la nouvelle école puis la construction de l'agrandissement (Mimram architecte). Il est dépositaire d'une quantité importante des archives de l'École et donc de la Fanfare. Je tiens ici à le remercier de sa disponibilité, de sa gentillesse et de sa mise à ma disposition de l'ensemble des documents constituant cette rubrique dont, bien sûr, le disque.
Bob FLECK a par ailleurs en 2013 composé un petit film sur l'histoire de l'École et de la Fanfar que vous pourrez consulter ici. (retour)

(5) Il n'y apparait jamais de "e" à fanfare sur la grosse caisse. En effet, la terminaison avec un "e" n'existe pas en alsacien. Notons que c'est la première fois qu'on voit apparaître la contraction "Bozart" en lieu et place de "Beaux-Arts". On ne la verra apparaitre ensuite qu'en 1965 avec la création de la fanfare de l'atelier Arretche : Wolfgang Amadeus Bozart (retour)

(6) Roger JOST : né en 1938, élève de l’École régionale d’architecture de Strasbourg. Inscrit le 1er novembre 1960, diplômé en janvier 1969. (retour)

(7) Gérard SACQUIN, architecte né en 1924, mort en 1982. Il fut patron d'atelier à l'École Régionale d'Architecture de Strasbourg de 1960 à 1968, puis coordonnateur pédagogique de la nouvelle Unité Pédagogique d'Architecture n°2 à Paris, UPA 2 qui déménage à Nanterre en 1976 et est supprimée en 1986. Gérard SACQUIN est notamment connu pour l’Église Notre-Dame du Breuil à Albi, église qui fut inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 3 juin 2005. (retour)

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Portrait de Gérard SACQUIN (1968-1969)

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Eglise Notre-Dame du Breuil - Albi - Gérard SACQUIN Architecte.

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