Les Fanfares des Beaux-Arts

Publication Auteur
Janvier
2014
Christophe SAMOYAULT - MULLER
dit " Mannix "
Archiviste

Note de l'auteur :

« Le très dynamique Bureau de la Grande Masse des Beaux-Arts a souhaité que j’écrive un article sur les Fanfares des Beaux-Arts dans le cadre des « brèves historiques » que j’ai le plaisir de rédiger chaque mois depuis septembre 2013 pour l’association.

Une « brève » sur les fanfares des Beaux-Arts : Quel embarras pour moi !
Fanfaron des Beaux-Arts (ou Fanfariste pour les pionniers du genre qui préfèrent ce terme), dans une formation de malfaisants géniaux toujours en activité, je vais devoir, cette fois-ci, être forcément subjectif, de mauvais goût et surtout de mauvaise foi et, avec de surcroit, une culture limitée dans la matière par rapport à bien d’autres personnes !

Pas de panique ! J’ai d’ores et déjà fait livrer 2 tonnes de cailloux pointus au pied de mon domicile pour organiser une lapidation expresse sur ma personne par les «déçu(e)s » ou par les « pas content(e)s ». A l’issue de cette exécution, je recevrai les impétrant(e)s pour une collation vineuse bien méritée !

Il y aura sans doute des imperfections, des erreurs et surtout des manquements inexcusables.
J’aurai à cœur de corriger et de compléter cet article par rapport à ceux et celles qui voudront bien me saisir. »

Étymologiquement les fanfares des Beaux-Arts regroupent des élèves ou des anciens élèves de l’École des Beaux-Arts et des Écoles d’Architecture(1).

Beaucoup pensent que les fanfares des Beaux-Arts sont nées fin XIXème siècle avec la « Ballade du Rougevin » (1891), le « Bal des Quat’Z’Arts »(2) (1892), les bals d’ateliers (dits également « pince-fesses ») ou autres rituels comme le « Boulot du Patron » (déjeuner ou dîner de l’atelier).

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Groupe d'élèves de l’École des Beaux-Arts lors de la montée au Bal des Quat’Z’Arts de 1922, l’un d’eux, assis confortablement sur un triporteur, soufflant dans une trompe.

S’il est un fait qu’il y a eu dans les ateliers de l’École des Beaux-Arts des formations avec grosse caisse, cymbales, clairons, cors de chasse et autres cuivres, il demeure qu’elles ne se produisaient que de façons très occasionnelles et ne formaient pas un ensemble homogène.
Au Bal des Quat’ Z’Arts, un orchestre professionnel rémunéré était chargé de faire danser les participants.
Il en était de même souvent pour les pinces-fesses jusqu’à l’avènement des fanfares à la fin des années 40.

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Affiche de LA MARTINIÈRE (Sculpteur) pour le Bal des Quat’ Z’Arts de 1947.
Robert ABBADIE ( ? – 1961), dont il est fait mention, est le Chef de l’Orchestre jouant pendant le Bal.

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Croquis d’un « Pince-fesses » en 1927 avec orchestre disparate dans l’atelier libre d’Architecture UMBDENSTOCK.

La première fanfare constituée est la fanfare de l’atelier libre d’Architecture MADELAIN, en 1948.
Celle-ci prendra en 1957 le nom de « Fanfare Octave Callot ».

Cette fanfare légendaire menée par Yves POINSOT (né en 1935) dit « Octave CALLOT » connaitra son heure de gloire entre 1953 et la fin des années 1960. Fanfare à la sonorité intimiste et délicate, elle enregistrera de nombreux disques vinyles qui restent des références.
Son style musical est particulier avec une tendance sonore « léchée » et avec la tendance des partitions embarquées sur le site du « jouage », tendance que l’on retrouve chez quelques fanfares aujourd’hui et notamment du côté des Petites Écuries de Versailles.
Ma « galette » préférée concernant cette formation reste : « En chatouillant LES Z’ARTS » (1964) ou « Recueil de chansons pour le moins polissonnes, gaillardes, pas possibles, légères, dans leur version intégrale, garantie non expurgée parfaitement inaudible en famille et ri-gou-reu-se-ment INTERDIT au moins de 18 ans ».

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Fanfare Octave CALLOT sur la pochette du disque 45t intitulé « V’la les Quat’ Zarts » (1960).

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Photographie de la pochette du disque de la Fanfare Octave Callot « En chatouillant LES Z’ARTS ».

Toujours en activité, elle s’est élargie avec des interprètes venus de divers horizons professionnels et se prénomme aujourd’hui « Fanfare Octave Callot des Beaux-Arts et autres lieux… ».

Chronologiquement suit en 1950 la fanfare de l’atelier officiel d’Architecture BEAUDOIN qui prendra le nom en 1955 de « Fanfare Léon Malaquais » à l’occasion de la sortie de son premier disque intitulé « Petite Musique de Charrette ».

C’est la fanfare « Mythique », celle qui incarnera le mieux à cette époque « l’esprit de l’École », esprit caractérisé par un corporatisme particulier d’atelier, une attitude forcenée des uns et des autres aussi bien dans le travail et les charrettes que pour s’amuser avec humour et autodérision jusque dans l’excentricité et… la grossièreté (parfois).

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Carte de visite illustrée en 1963 par Jacques GOLVIN dit « Amédée » (1935 – 2004 / Atelier officiel d’Architecture ARRETCHE).

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Fanfare Léon Malaquais en 1957 pour la pochette du disque « Bal aux Beaux-Arts ». Photographie d’ANDRAULT.

La Fanfare Léon Malaquais, conduite par son Chef Michel VINCENT (né en 1928) dit « Léon MALAQUAIS », sera de 1950 à 1964 (date à laquelle elle fusionnera avec la Fanfare Octave Callot) la référence absolue en matière de fanfare avec notamment les bals du 14 juillet ou elle rassemblera jusqu’à 4 à 5 000 personnes du côté du quai Malaquais !
Elle commettra huit disques 33 tours dont les très remarquables « Bal aux Beaux-Arts » (1956) et « Tout ça ne vaut pas l’amour » (1962).
Pour reprendre les termes de Louis-René BLAIRE (3) dit « Honoré » (né en 1936 / Atelier officiel d’Architecture LECONTE), c’est une fanfare « percutante », « roborative » et je rajouterai personnellement « énergivore qui envoie du lourd » avec un son si extraordinaire. Le nombre de fanfaristes qui la composent dépassent souvent, à chaque prestation la vingtaine de Bougres.
Elle connaîtra son apothéose en 1961 où elle jouera à PARIS au théâtre de l’Olympia dans le spectacle « Jour de Fête » de Jacques TATI du 24 avril au 19 juin.

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Une partie de la Fanfare Léon Malaquais en 1961 au théâtre de l’Olympia.

Des fanfares de cette époque, il convient de nommer notamment la Fanfare Honoré Champion de l’atelier officiel d’Architecture LECONTE, lauréate du concours des Fanfares des Beaux-Arts en 1958, et également la Fanfare « Les Petits Gromort » de l’atelier officiel d’Architecture ARRETCHE dont la plupart des fanfaristes de ces deux formations viendront renforcer la Fanfare Léon Malaquais.

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Fanfare « Les Petits Gromort » en 1958.

Les fanfares Aimé VISCONTI (atelier libre d’Architecture LA MACHE), Wolfang Amadeus Bozart (atelier officiel d’Architecture ARRETCHE), Othello (atelier officiel d’Architecture ZAVARONI), Madeleine BONAPARTE, feront partis des fanfares qui marqueront la fin des années 1960 et le début des années 1970 tout comme la fanfare des Beaux-Arts de Nantes, la Fanfarchi (depuis 1958 et toujours en vie !), les fanfares des Beaux-Arts de Marseille, de Montpellier, de Clermont Ferrand.

Des fanfares nées dans les années 1970, on peut citer la Fanfare Zava (UPA2 / Paris), l’incomparable Fanfare Archibal Buci (UPA2 / Paris, lauréate des concours des fanfares des Beaux-Arts de 1975 et de 1979, fanfare aujourd’hui toujours d’attaque (cardiaque ?), la Fanfare Henry Parmesan (UPA2 / Paris), la Fanfare Aldo Visconti (UPA2 / Paris), la Fanfare Archibralaquais (UPA4 / Paris), la Fanfare Hercule Chimay (UPA4 / Paris), la Fanfare Fernand Boutonnet (1968 – 1978 UPA /Montpellier), la sublime fanfare de filles, la Fanfare Hortense ( née en 1973), les Fanfare Wolfang Amadeus Bozart II et III (UPA3 / Versailles), la Fanfare Archiduquai (UPA9 / Paris).

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Photographie de la pochette du disque de la Fanfare Zava « Plus jamais ça » (1973).

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L’incomparable Fanfare Archibal Buci – version 2013.

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La sublime Fanfare Hortense lors du concours des Fanfares des Beaux-Arts de 1989 dans la Cour des Loges à l’École des Beaux-Arts.

Les années 1980 connaîtront un foisonnement de nouvelles formations aujourd’hui disparues comme la Fanfare Ramses Conflans (UPA4 / Charenton), la Fanfare Hercule Conflans (UPA4 / Charenton), la Fanfare Léon Toufôt, la Fanfare Profit’ Rolls (fanfare de filles), une longue lignée de descendants des Wolfang Amadeus Bozarts (UPA3 / Versailles) avec les fanfares W.A.B. IV, W.A.B. V, W.A.B. VI (lauréate du concours des fanfares des Beaux-Arts de 1993), la Fanfare de filles Constance Amadeus Bozarts (UPA3 / Versailles), la Fanfare Friedrich Mistral (1985-1987 UPA9 / Paris), la redoutable Fanfare et taulière du Restaurant Bar l’Assignat (notre Gérard National !), L’Irkâme Debozart (1984 – 2008 UPA9 / Paris), la Fanfare des Z’Arbs (E.A Paris la Seine et E.N.S.B.A.), la Fanfare des 7 Mercenaires (lauréate des concours des fanfares des Beaux-Arts de 1985 et de 1989).

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La Fanfare Irkame Debozarts lors de sa tournée en Irlande en 1989.

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La Fanfare des 7 Mercenaires lors du concours des Fanfares des Beaux-Arts de 1989, Cour d’Honneur de l’École des Beaux-Arts.

De ces années 1980 il subsiste aujourd’hui les 3 plus vieilles fanfares des Beaux-Arts non ménopausées, celles-ci continuant à répéter chaque semaine et à jouer, bien-sûr, dès qu’un mauvais prétexte se présente ; elles sont :

  • La plus que célèbre et immortelle Fanfare Boula Matari Missié Tintin (née en 1985 UPA9 / Paris),
  • La sidérale Fanfare Kosmonot (née en 1987, E.A Paris la Seine),
  • La très vénérable Fanfare Charlot d’Eon (née en 1987, E.A Paris la Seine).

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La Fanfare Boula Matari (« y’a pas mieux! ») à la Divette de Montmartre en 2012.

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La Fanfare Kosmonot lors du concours des Fanfares des Beaux-Arts de 2005, Cour d’Honneur de L’École des Beaux-Arts.

Dans les fanfares nées dans la décennie des années 1990, aujourd’hui disparues ou qui ont fusionnées, on rencontre la Fanfare Chili Konchieurs (E.A Paris la Seine), la Fanfare Les Aaaaargghhh ! (E.A Versailles), la Fanfare Graisse-Moi la Coulisse (E.A Versailles), la Fanfare des Boudus Bandants (E.A Paris la Seine), la fanfare de filles Les Picrocholines (E.A Paris Conflans et E.A Paris la Seine), la Fanfare Z’Arborigènes (E.A Paris la Seine), la Fanfare Gores Gonze Höla (E.A Paris la Seine), la Fanfare Les Algecos (E.A Paris la Seine), la Fanfare Les Gros Q Ivres (E.A Versailles), les Fanfares Wolfang Amadeus Bozarts « W.A.B. » VII et IX, la fanfare de filles les Cab’sules (E.A Versailles), la Fanfare Arthémis (E.A Paris Conflans), la Fanfare Tikka Ganesh (E.A Versailles), la Fanfare Kipu’s Band (E.A Paris la Seine), la Fanfare de filles Brass’ Bouillonnes (E.A Versailles) et des fanfares de « Touchons » (regroupant des fanfarons de diverses formations) comme la Fanfare Les Baleines Modernes, la Fanfare Les Filles et La Fanfare Ted Lapeaulisse de Kouajmamelle.

Des fanfares des Beaux-Arts, dont la plupart sont plus que triomphantes aujourd’hui et qui ont éclos dans les années 1990, il faut citer :

  • L’incontournable Fanfare Nick’L’W.A.B., (née en 1995, E.A Versailles),
  • La talentueuse Fanfare Güt Ma Frit’ (née en 1997, E.A Versailles, lauréate des concours des fanfares des Beaux-Arts de 2002 et de 2005),
  • La très chaleureuse Fanfare Grasse Bande (née en 1998, E.A de Bordeaux),
  • La « number one » Fanfare Talku (née en 1998, E.A Paris La Seine, lauréate du concours des fanfares des Beaux-Arts de 2011).

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La Fanfare Güt Ma Frit’.

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La Fanfare Nick’L’W.A.B. lors du concours de Fanfares organisé par la Fanfares les Peillasses à Nîmes en 2013.

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Sticker la Grasse Bande.

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La Fanfare Talku au Cirque d’Hiver à Paris en 2012.

Nous arrivons maintenant aux années 2000 avec l’émergence de nouvelles fanfares : la Fanfare Chili Kipu’s (fusion de la Fanfare Chili Konchieurs et de la Fanfare Kipu’s Band), la Fanfare Khusek (née en 2000, E.A Paris la Seine), la Fanfare Beautiful People Fanfare Club (née en 2000, et regroupant, principalement des anciens fanfarons des fanfares Aaaaargghhh, Gros Q Ivres et Graisse-Moi la Coulisse), la Fanfare John and The LadieStylées (née en 2000, E.A Versailles), La Fanfare « Fanfare suivante » (née en 2002, E.N.S.B.A.), la Fanfare Tiznogud (E.A Versailles), la Fanfare Sm-Art’ Tiz Brass Band (née en 2003, E.A Versailles), la Fanfare de filles Muses Tanguent (née en 2003, E.A Versailles), la Fanfare Monty Pistons (née en 2003, E.A. Paris-Val de Seine), la Fanfare Gratkipoils', la Fanfare Supertromp (née en 2006, E.N.S.A Versailles), la Fanfare Godfingers (née en 2006, E.N.S.A Versailles), la Fanfare Jacky Parmentier (née en 2007, E.N.S.A Versailles), la Fanfare Pikolo Brass Band (née en 2007, E.A. Paris-Val de Seine), la Fanfare Rillettes de Belleville (née en 2008, E.N.S.A Paris-Belleville), la Fanfare de filles Qki Sador (née en 2008, E.N.S.A Versailles), la Fanfare Irkargh (fusion historique Paris / Versailles en 2008 de la Fanfare Irkame Debozart et de la Fanfare Aaaaargghhh !), la Fanfare Caviars Extremes (née en 2010, E.A. Paris-Val de Seine), la Press//Beat Artisanal Fanfare (née en 2008, E.A. Paris-Val de Seine), la Fanfare Sex’Pistons (née en 2009, E.N.S.A Versailles).

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La Fanfare Chili Kipu’s lors du concours des Fanfares des Beaux-Arts de 2011.

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La Fanfare Beautiful People.

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La Fanfare Muses Tanguent.

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Logo - Sticker de la Fanfare Monty Pistons.

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Logo Silhouette de la Fanfare Pikolo Brass Band.

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La Fanfare Caviars Extrêmes.

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La Fanfare Godfingers lors du concours des Fanfares des Beaux-Arts de 2011.

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La Fanfare John and The LadieStylées.

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La Fanfare Jacky Parmentier.

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La Fanfare Rillettes de Belleville.

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La Fanfare Irkargh.

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La Fanfare Press//Beat Artisanal-Fanfare lors du concours des Fanfares des Beaux-Arts de 2011.

Le début des années 2010 est prometteur, la relève est présente ; on ne dénombre pas moins de 7 nouvelles Fanfares des Beaux-Arts dont 6 d’entre elles ont eu le privilège, sous l’égide de la Grande Masse des Beaux-Arts, d’être passées en commission sous l’œil d’un Jury éminent le dimanche 9 juin 2013 pour labélisation officielle « Fanfare des Beaux-Arts », elles sont : la Fanfare Wonder Brass (née en 2011, E.N.S.A. Versailles), la Fanfare Ass’Teak Tartar (née en 2011, E.N.S.A. Paris-Val de Seine), la Fanfare Tabatakash (née en 2011, E.N.S.A. Paris-Val de Seine / E.N.S.A. Paris-Belleville / E.N.S.A. Versailles), la Fanfare Brass’ Eins (née en 2012, E.N.S.A. Paris-Val de Seine), la Fanfare Les Tapages Noc’Burnes (née en 2012, E.N.S.A. Paris-Val de Seine), la Fanfare Milfshake (née en 2012, E.N.S.A. Versailles), la Fanfare Kiss My Brass (née en 2012, E.N.S.A. Versailles).

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La TabataKash Fanfare.

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La Fanfare Brass’Eins.

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La Fanfare Milfshake lors de la commission Fanfare GMBA du 9 juin 2013.

On ne peut pas parler des Fanfares des Beaux-Arts sans évoquer les fanfares, qui bien que n’ayant pas comme origine d’être de l’École des Beaux-Arts ou des Écoles d’Architecture, demeurent des fanfares dont les traits sont souvent communs, notamment quant au style musical, au goût du travestissement et à l’esprit festif développé qui s’apparente à ce que l’on prénomme « l’esprit Beaux-Arts ».
Impossible de toutes les citer mais néanmoins je me risque à en mentionner quelques-unes dont certaines sont plus que remarquables : La légendaire Fanfare des Pistons Circus (le Gers / Paris), la magnifique Fanfare Les Chaupiques (Maastricht), la sensationnelle Fanfare Bidochons (Nîmes), la Fanfare des Gabinets de Lyon, l'indécrottable Fanfare Chiures de Mouches (Poitiers), la Fanfare des Pistons de Lyon, la Fanfare Tchernobyl Klaxons (Lyon), la Fanfare des Pustules (Lyon), la Fanfare des « jusqu’au boutistes » Kadors (Montpellier, lauréate du concours des fanfares des Beaux-Arts de 1997), l’incroyable Fanfare Les Peillasses (Nîmes), la Fanfare Famille Duhomart (Poitiers), la Fanfare Voiture 4 (Poitiers / Paris, affiliée à la Grande Masse des Beaux-Arts), la Fanfare Fiera Brass (Marseille), la Fanfare Forficule (Paris), la Fanfare La Vaginale (Tours), la Fanfare Les Boules de Feu (Reims), la Fanfare Les Plaies Mobiles (Paris), la Fanfare Jean-Paul Mondo (Paris), la Fanfare Ouiches Lorènes (Paris), la Fanfare Les Nymphonics (Paris), la Fanfare Les Flingueurs (Paris), la Fanfare Mouette et Charbons (Paris).

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La légendaire Fanfare des Pistons Circus - version 2013.

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Logo de la Fanfare Les Chaupiques.

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Logo des Kadors.

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Logo des Peillasses.

Impossible de terminer cette « brève historique » sans vous avoir livré auparavant cet article truculent d’un journal (lequel ?) du mois d’avril 1954, et…. , sans terminer en suivant sur quelques bons mots du Maître, Léon MALAQUAIS.
Avant cela, je ne dirai plus que : « Que vive la jeunesse et qu’ça roule ! »

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Extrait de journal - Avril 1954.

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Magnifique partie du texte figurant au dos de couverture du disque de la Fanfare Léon Malaquais « Faites danser les Rosières » ou « Bal au Beaux-Arts » n°2 (1957).

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Léon MALAQUAIS.

Notes :

(1) Avant 1968, l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts (E.N.S.B.A) est divisée en trois sections, savoir Peinture, Sculpture et Architecture.
A la section de Peinture se rattachent la Gravure en taille-douce, la Gravure à l’eau-forte, la Gravure sur bois et la Lithographie.
A la section de Sculpture, se rattache la Gravure en médailles et en pierres fines.
Il y a lieu de distinguer, à Paris, deux catégories d’ateliers d’Architecture : les ateliers dits « officiels ou intérieurs » et les ateliers dits « libres ou extérieurs » affiliés toutes deux pédagogiquement à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts.
- Pour la première catégorie, les ateliers officiels, qui sont largement minoritaires en terme de nombres d’ateliers [pour exemple, en 1926, on dénombre 3 ateliers officiels et 11 ateliers libres], le chef d’atelier (ou Patron) est nommé et est rémunéré par l’Etat. Ces ateliers sont dispensés de toutes charges financières afférentes à la deuxième catégorie d’atelier.
- Pour cette deuxième catégorie, les ateliers libres souvent situés à proximité de la « Maison Mère », ce sont les élèves qui opèrent le choix du chef d’atelier (ou Patron). Ceux-ci sont dûment reçus et officiellement inscrits mais doivent, malgré toutes les apparences de titre à la gratuité, payer de leurs propres deniers la location, l’entretien, l’éclairage, le chauffage et l’assurance de leur Atelier et le paiement (normalement) de leur enseignant.
Les Écoles d’Architecture de province et leurs ateliers sont quant à elles rattachées financièrement et administrativement à leurs Municipalités respectives alors qu’elles sont rattachées, par contre, pédagogiquement à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris ; les projets des concours des élèves sont envoyés à la capitale pour jugement par un jury constitué d’enseignants « Parisiens ». (retour)

(2) Le Bal des Quat’Z’Arts a été créé en 1892 par Henri GUILLAUME alors « Grand Massier Architecte de première Classe » à l’atelier libre d’architecture LALOUX (voir le site internet www.4zarts.org). (retour)

(3) A lire l’ouvrage écrit de Louis-René BLAIRE « Souvenirs Cuivrés » lulu.com éditeur (2010), co-fondateur de la Fanfare Honoré Champion puis membre de la Fanfare Léon Malaquais et enfin membre de la Fanfare Octave Callot. A ne pas manquer le livre de Véronique FLANET « La belle histoire des fanfares des Beaux-Arts de 1948 à 1968 » Editeur : François Bourin. Sortie prévue le 20 août 2014. (retour)

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Dédicace de Léon Malaquais à Mannix - 26 janvier 1988.